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Décision de la commission européenne sur la vente des cigarettes electroniques

Le mardi 08 octobre 2013, dans le cadre de la nouvelle loi anti-tabac, la commission européenne a enfin statué que la cigarette électronique sera désormais en vente libre et pas uniquement en pharmacie comme prévu au mois de juin. Dans cette nouvelle loi, une vague de résolutions restrictives touchant également la cigarette classique ont aussi été prises. Notamment elles sont relatives : aux arômes dont le menthol des cigarettes classiques et les slims ; à leur empaquetage ; ainsi que la publicité – e-cigarette et cigarette électronique compris.

Un pas franchi pour les vapoteurs

A l’origine, l’idée de médicaliser la cigarette électronique avait pour principal objectif d’en contrôler la vente. Cependant, une telle résolution aurait anéanti l’impact de l’e-cigarette en tant que produit de sevrage tabagique alternatif, de par les restrictions relatives à son accès. Finalement, il a été voté que l’e-cigarette ne peut pas considéré comme étant strictement un produit pharmaceutique. Il y a encore quelques mois, l’attente de cette décision a tenu en haleine les 7 millions de vapoteurs dont 1.5 millions de français, les nombreuses boutiques spécialisées, ainsi que les bureaux de tabac de l’Europe toute entière. Pour les vapoteurs, mais aussi les fumeurs reconvertis, la libéralisation de la vente de l’e-cigarette est un grand bond en avant. Par contre, il faut attendre 2017 pour que la mise en vigueur du texte soit effective dans tous les 28 Etats de l’Union Européenne, les représentants de chaque membre auront encore leurs mots à dire. Tout n’est donc pas gagné pour les défenseurs de la cigarette électronique, vapoteurs ou fumeurs reconvertis.

Selon le site CigaretteElectronique.fr, ses consommables et accessoires seront accessibles en boutique, mais la restriction concerne l’interdiction de sa publicité. La vente aux moins de 18 ans reste naturellement prohibée. Le produit n’étant pas entièrement inoffensif, des messages d’avertissement sur le danger qu’elle présente devront figurer sur ses emballages.

Petit à petit, l’étau se resserre sur la cigarette classique
La conscientisation des fumeurs sur la toxicité de la cigarette a été reconsidérée. Les mesures adoptées obligent alors les fabricants de tabac à renforcer une fois de plus les avertissements. Il va falloir occuper les 65% de chaque paquet de cigarettes avec des messages dissuasifs, sur le devant et à l’arrière, et non plus 30% comme auparavant. Les manœuvres des producteurs de cigarettes visant à séduire la clientèle ont aussi été bridées. Effectivement :

- Les paquets de moins de 20 cigarettes, plus accessibles en termes de coûts, disparaîtront bientôt de la circulation ;
- Les cigarettes petites cigarettes slim sont toujours autorisées à la vente même si la commission européenne a y était défavorable ;
- Les aromes sensées agrémenter les cigarettes seront désormais interdites pour ne pas inciter à fumer plus, le menthol fait exception mais devra aussi être absent des cigarettes d’ici 8 ans ;
- Les concentrations de nombreux produits entrant dans la composition du tabac sont aussi fixées à des seuils bien précis.

Les boutiques spécialisés dans la vente d’e-cigarette sont donc rassurés de pouvoir continuer leurs activités en toute légalité, du moins si elles se conforment aux nouvelles dispositions. La vente de cigarette classique, bien que touchant indirectement la distribution, s’adresse surtout aux fabricants. Au final, la commission européenne a tranché de la manière la plus judicieuse qui soit en adoptant ce nouveau texte anti-tabac.

 

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