Alexander Pérez, expert en longévité : « Le vieillissement ne commence pas dans la peau, mais dans la perte progressive de la fonction musculaire »
L’espérance de vie en Europe dépasse désormais 80 ans. Ce que personne n’avait prévu, c’est la suite des événements : perte de mobilité, faiblesse musculaire, détérioration structurelle. La science en documente la raison depuis deux décennies. De grandes études publiées dans The Lancet et le Journal of the American Medical Association le confirment : la masse et la force musculaire prédisent mieux la mortalité que l’indice de masse corporelle ou l’âge chronologique.
La médecine a une manière très spécifique de mesurer le vieillissement : les années comptent moins que le muscle préservé. La sarcopénie, nom clinique de cette perte progressive de masse et de force musculaire, est reconnue par l’OMS comme une maladie associée aux chutes, aux fractures, à l’invalidité et à la mort prématurée. Alexander Pérez, expert en technologie appliquée à la longévité et PDG de Wonder, le résume ainsi : « La longévité ne consiste pas à vivre plus longtemps, mais à vivre avec force, mobilité et contrôle.


Le muscle n’est pas seulement une structure. La recherche dans Nature Reviews Endocrinology le classe comme un organe endocrinien et métabolique. Régule l’insuline. Consommez du glucose et des acides gras. Protège les articulations. Maintient le système nerveux central actif. Ceux qui maintiennent une plus grande masse musculaire développent moins de maladies métaboliques et vieillissent plus lentement. Des études du New England Journal of Medicine ajoutent un autre fait : la perte de force dans les jambes multiplie le risque de chutes, principale cause de détérioration fonctionnelle chez les personnes âgées.
La marche ou une activité légère ne suffit pas à stimuler les fibres musculaires profondes responsables de la stabilité et du contrôle postural. L’Heure de Longévité est basée sur ce diagnostic : consacrer une heure par semaine pour intervenir précisément sur ces muscles profonds, avec une technologie capable de générer de véritables adaptations neuromusculaires, documentées par électromyographie, tests de force et analyses fonctionnelles.
Ce que fait cette technologie
« Des preuves scientifiques montrent que l’activation des muscles profonds est essentielle pour arrêter la sarcopénie. Notre technologie nous permet de le faire de manière sûre, mesurable et reproductible, même chez les patients qui ne peuvent pas s’entraîner de manière conventionnelle”, explique Pérez. Les systèmes ne fonctionnent pas en surface. La combinaison d’émissions électromagnétiques, neuromusculaires et radiofréquences génère une réponse métabolique et neuromusculaire contrôlée, avec des résultats comparables à des programmes d’entraînement intensifs et sans charge articulaire ni effort physique.
Au niveau du visage, la technologie combine des émissions neuromusculaires de haute intensité avec la radiofréquence pour activer les muscles du visage, améliorer la fermeté et la tonicité et stimuler le collagène des couches profondes. Au niveau du corps, il introduit une activation musculaire basée sur des motifs tridimensionnels qui reproduisent le mouvement naturel du muscle, activant les fibres profondes et superficielles de manière coordonnée et favorisant la santé des os.
Ce que disent les études cliniques
Les résultats ne sont pas seulement esthétiques. Les études cliniques sur la stimulation neuromusculaire profonde montrent des améliorations significatives de la force, de l’équilibre et de la vitesse de marche en quelques semaines, paramètres directement liés à une moindre mortalité et à une plus grande indépendance fonctionnelle. Avec une ou deux séances hebdomadaires, ce type de technologie a montré des augmentations annuelles cliniquement pertinentes de la masse musculaire, même à des âges avancés.
Le maintien d’une masse musculaire active après 45 ans réduit le risque de chutes, de fractures et de déclin fonctionnel.
D.R.
Les endroits du monde où les gens vivent plus longtemps et mieux, appelés zones bleues, partagent une routine constante d’activation physique quotidienne. Ce qui les différencie n’est pas la quantité de mouvements qu’ils effectuent, mais la durée pendant laquelle ils conservent cette habitude. «Le muscle est le système qui maintient cette capacité. Si nous en prenons soin, nous changeons notre façon de vieillir”, déclare Pérez.
“Une heure par semaine est en fait une stratégie pour la vie”, résume Pérez. La médecine moderne délaisse l’esthétique superficielle pour se concentrer sur la fonctionnalité profonde. La capacité de se lever, de marcher, de réagir et de profiter dépend avant tout du muscle. Et cela peut se faire à tout âge.


