48 heures à Gênes entre palais, trattorias et ruelles

S’il y a un lieu qui résume la richesse de l’ancienne Gênes, c’est bien la Via Garibaldi. Il n’est pas particulièrement long, mais il renferme un extraordinaire ensemble de demeures aristocratiques construites entre les XVIe et XVIIe siècles, aujourd’hui reconnues au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au lieu de construire un palais royal pour accueillir d’illustres visiteurs, la République dresse une liste officielle – le fameux Rolli – des maisons des familles nobles obligées de recevoir des ambassadeurs, des princes ou des cardinaux selon leur rang. Le prestige se mesurait également à la qualité de l’hébergement que l’on pouvait offrir.
Les Palazzi dei Rolli sont l’un des grands trésors de la ville. Parmi eux, se distinguent le Palazzo Rosso, le Palazzo Bianco et le Palazzo Doria Tursi, aujourd’hui intégrés aux musées Strada Nuova. Dans ses salles, des œuvres de Rubens, Van Dyck, Véronèse et Caravage cohabitent aux côtés du célèbre violon Guarneri ayant appartenu à Niccolò Paganini, le Génois le plus célèbre après Christophe Colomb.
Avant de partir, il est conseillé de monter sur la terrasse du Palazzo Rosso. De là, la ville offre l’une de ses plus belles perspectives : les toits d’ardoise, les clochers, les palais et le port qui s’étend vers la Méditerranée.