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A 20 ans, tu es jeune. A 50 ans, plus vieux. 35 ans est-il l’âge idéal ?

A 20 ans, tu es jeune. A 50 ans, plus vieux. 35 ans est-il l’âge idéal ?

À une époque où même les visages ont des étiquettes —Visage d’iPhone, Visage de Mar-a-Lago, Visage ozempique— L’esthétique a cessé d’être quelque chose d’individuel et est devenue un langage collectif. Il Visage d’iPhone Il décrit des visages faits pour la caméra : une peau impeccable, des traits adoucis, des proportions qui fonctionnent mieux à l’écran que dans la vraie vie. Visage de Mar-a-Lago Il fait référence à des interventions plus évidentes, aux volumes marqués et aux visages tendus à l’extrême, associés à une idée précise de pouvoir et de statut. Et peut-être le plus populaire, Visage ozempiquereflète l’impact visible d’une perte de poids accélérée : des visages plus fins, avec une perte de volume et une certaine flaccidité qui altère l’expression et l’équilibre du visage. Mais qu’en est-il de l’âge ? Étions-nous mieux lotis à trente ans ? Ou, comme certains le disent, 35 ans est-il l’âge idéal ?

Cette question m’amène à Visage Forever-35un visage qui ne cherche pas à se transformer, mais plutôt à revenir à ce point où le visage conserve encore fraîcheur, structure et légèreté. Plus qu’une tendance, c’est presque un manifeste.

Pendant des années, le vieillissement était un processus visible. Mais aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de croiser des visages qui semblent en suspens : à un âge indéterminé, autour de 35 ans. Ni jeunes ni vieux.

La médecine esthétique, à travers des procédures de plus en plus précises, recherche cet équilibre entre jeunesse et maturité dans lequel le visage paraît frais, reposé et harmonieux, mais sans perdre son naturel. Il ne s’agit pas de se transformer, mais de se repositionner. Et c’est ce que cherchait Denise Richards, qui a ouvertement reconnu qu’à 55 ans, elle ne se reconnaissait pas dans le miroir avec son propre visage. Après avoir subi un levage en profondeurestime qu’il a retrouvé bien plus qu’une simple apparence plus jeune. Maintenant, il se reconnaît dans le miroir. Même si ce n’est pas exactement ce que la nature voulait.

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Mais cela va au-delà de la nécessité de bien paraître. Ce n’est pas seulement une question esthétique, mais culturelle. Cette nouvelle façon d’intervenir sur le passage du temps transforme notre compréhension de l’âge, de l’identité et, in fine, de l’idée même du vieillissement.

35 ans est devenu une sorte d’idéal esthétique, mais peut-être aussi un lieu émotionnel. Une époque où il y a encore de l’énergie, une certaine légèreté, mais aussi de l’expérience. Une combinaison difficile à reproduire. Et c’est peut-être pour cela qu’une autre idée commence à faire son chemin : non seulement à quoi nous voulons ressembler, mais aussi à quoi nous nous sentons réellement. Peut-être que ce que nous recherchons n’est pas un âge spécifique, mais un état émotionnel dans lequel nous nous identifions. Je ne sais pas si j’aimerais avoir le visage de mes 35 ans. Je me souviens d’avoir eu une véritable carte du monde des taches solaires après m’être endormi sur une plage après une longue nuit. Mais je me souviens de l’énergie. Et ce mélange d’innocence et d’expérience qui donne une certaine excitation aux choses. Et je pense que, d’une certaine manière, cela se reflète sur le visage.

La perception que nous avons de notre âge ne coïncide pas toujours avec notre âge chronologique, mais plutôt avec la façon dont nous nous sentons et nous identifions à un moment donné de la vie. J’ai récemment vu Naomi Watts danser sur les réseaux sociaux en disant : “Je n’ai pas 57 ans. J’ai 36 ans avec 21 ans d’expérience.”

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La science de la longévité fait la distinction entre l’âge chronologique et l’âge biologique. En psychologie, ils ont inventé un autre concept : l’âge subjectif. La plupart des gens ne s’identifient pas à leur âge chronologique, mais à une version plus jeune d’eux-mêmes. En fait, après 40 ans, il est courant de se sentir plus jeune que ce qu’indique l’acte de naissance. Cela arrive à environ 80 % des personnes. Et ce n’est pas quelque chose de négatif, bien au contraire. De nombreuses études indiquent que l’âge subjectif est un prédicteur du bien-être, santé et longévité.

De plus en plus de femmes expriment ce sentiment. J’ai moi-même l’impression de ne pas correspondre à l’âge indiqué sur ma carte d’identité, peut-être parce que je continue à identifier cet âge avec des références qui ne me représentent plus. Ce n’est pas tant une question d’âge que d’identification. On nous dit constamment que 40 ans est le nouveau 30 ans, 50 ans est le nouveau 40 ans… Mais, comme Cindy Crawford l’a récemment dit lorsqu’elle a eu 60 ans, 60 ans est le nouveau 60 ans.

Et c’est peut-être là que réside le véritable changement.

Non pas en essayant de nous inscrire dans une époque qui ne nous semble pas la nôtre, ni en inversant le passage du temps pour nous reconnaître dans l’époque dans laquelle nous nous identifions, mais en construisant de nouvelles références. Parce que ceux que nous avions ne nous servent plus. Peu importe que vous ayez 60 ans avec un visage de 35 ans, avec un visage de 60 ans ou avec celui que nous choisissons. Ce qui est clair, c’est que le modèle a changé.

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Et maintenant, nous devons faire quelque chose de plus complexe : le réinventer.

Beatriz Hernández

Beatriz Hernández est fondatrice de The Other Beauty, un cabinet de conseil en beauté et bien-être à partir duquel elle développe des projets de contenu, de curatelle et de stratégie liés à cet univers. À travers des articles, des rencontres et des collaborations, elle explore des sujets liés à l’identité, à l’esthétique et aux nouvelles façons d’appréhender la beauté et le bien-être dans une perspective réflexive.